Les Narethis, des géants pleins de vie au cœur d’Eibon

Au-dessus des bâtiments d’Eibon se dressent les Narethis, de grands arbres endémiques de Savareen. Leurs troncs puissants, leurs longues branches recourbées et leurs couronnes de feuilles turquoise dessinent des silhouettes reconnaissables entre toutes. À différents étages, leur feuillage forme de petits abris où s’installe une vie discrète, que les visiteurs les plus attentifs peuvent découvrir en levant les yeux.

Cette couleur particulière trouve son origine dans l’Azuryth, un minéral bleu présent dans les sols de Savareen. Absorbé par les racines, il se retrouve dans les tissus de l’arbre et donne aux feuilles leurs nuances bleues et cyan. Son influence s’étend également à certaines espèces animales : sur cette planète, les couleurs du vivant racontent aussi l’histoire du sol.

Parmi les habitants des Narethis, le Corvyr de Nareth entretient un lien étroit avec ces arbres. Cet oiseau au plumage noir, marqué de touches violettes, y construit exclusivement son nid. Les ramifications lui offrent de solides points d’ancrage, tandis que les grandes feuilles abritent sa nichée du soleil et du vent. On peut l’apercevoir posé contre le tronc ou sur une couronne de feuillage, surveillant les alentours avant de rejoindre son refuge. Préserver les Narethis, c’est donc aussi préserver les lieux de naissance des Corvyrs.

Une autre petite créature fréquente leurs branches : la salamandre dorée de Savareen. Avec sa couleur jaune orangé et ses grands yeux curieux, elle se repère facilement entre les feuilles turquoise. Présente un peu partout dans Eibon, elle explore les abords des habitations, les recoins des murs et la végétation. Les Narethis constituent une étape parmi bien d’autres dans ses escapades. Celle que l’on découvre près du nid est simplement une visiteuse, venue inspecter les hauteurs de la ville.

Au pied de ces géants, la vie d’Eibon poursuit son cours. Quelques mètres plus haut, un oiseau veille sur son œuf et une salamandre poursuit son exploration. Il suffit parfois de lever les yeux pour découvrir tout un autre quartier.

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